Loi EGALIM : la FGA-CFDT ne veut pas que la vidéosurveillance puisse être utilisée pour sanctionner les salariés

Publié le 16/11/2018

COMMUNIQUE DE PRESSE N°29-2018.

Alors que la loi permettra d’expérimenter un contrôle par vidéo des postes de saignée et d’abattage, la FGA-CFDT réaffirme qu’elle n'est pas favorable à la vidéosurveillance dans les abattoirs. A la place, il vaut mieux former les salariés ainsi que ceux des CSSCT, mais aussi augmenter les effectifs des services vétérinaires dans les abattoirs.

Les conditions de travail des salariés, notamment les cadences intensives ainsi que le parcage des animaux ne doivent pas être éludés. Il existe un risque que la vidéosurveillance crée une pression sur les salariés, voire un mal-être à cause du stress.
Pour la FGA-CFDT, si le bien-être animal est important, le bien-être des salariés l'est tout autant. Les deux sujets sont liés.
Ces éléments ont été portés à connaissance du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), lors de l’audition de la FGA-CFDT, à propos de l’expérimentation de caméras dans les abattoirs français pour veiller sur le bien-être animal.
Certaines questions sont encore sans réponses : qui va visionner les vidéos sur l’abattage des bêtes ? Combien de temps seront conservées ces vidéos ? Quelle pression va s’exercer sur les épaules des salariés, alors que leur métier est déjà l’un des plus  difficiles ?
Un décret devra préciser et encadrer l’expérimentation. La FGA-CFDT demande que les organisations syndicales représentatives du secteur soient associées à sa rédaction.
Dans tous les cas, la FGA-CFDT ne veut pas que la vidéosurveillance puisse être utilisée pour sanctionner les salariés.

 

Fait à Paris, le 5 octobre 2018

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