La FGA CFDT s'élève contre le plan social très spécial de Coca-Cola France

Publié le 02/07/2010 à 00H00
15 à 20% des effectifs de Coca-Cola France devraient être licenciés.

La FGA CFDT s'élève contre le plan social très spécial de Coca-Cola France
La FGA CFDT s'élève contre le plan social très spécial de Coca-Cola France
15 à 20% des effectifs de Coca-Cola France devraient être licenciés.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
N° 25-2010
 
La FGA CFDT s'élève contre le plan social très spécial de Coca-Cola France
 
15 à 20% des effectifs de Coca-Cola France devraient être licenciés. Coca-Cola se déleste ainsi d'une partie de ses salariés du marketing et de la communication, regroupés au sein de Coca-Cola France. Mais il le fait d'une manière spéciale en interprétant la loi Française sur l'obligation de recherche d'un reclassement et en ne respectant pas les droits des salariés Français pour l'application du PSE en cours. En effet, les cadres Français en recherche de reclassement qui postuleront pour un poste en France et auprès d'un manager Français pourraient être dans l'obligation de faire leur entretien en anglais et peut-être même par web cam alors même qu'ils sont voisins de bureau dans les locaux d'Issy les Moulineaux. De plus, les cadres Français seront en concurrence avec des cadres anglais pour les mêmes postes au détriment de l'équité face à l'emploi puisque les entretiens d'embauche se feront tous en anglais. D'ailleurs, la société a localisé son siège en Angleterre au détriment de l'emploi en France et pour profiter des lois du travail outre-manche moins protectrices de l'emploi. L'actuel DG de Coca-cola France, Christian Polge, déménage en Angleterre.
 
Coca-Cola France a menacé le comité d'entreprise de sortir la France de la réorganisation européenne si celui-ci n'acceptait pas de valider la façon dont Coca-Cola voulait mener son plan social (PSE). Et il a aussitôt précisé que la conséquence d'un refus du CE sur le Plan de sauvegarde de l'emploi serait de licencier deux fois plus de salariés Français que prévu. L'entreprise a déplacé le débat uniquement sur les mesures d'accompagnement pour les salariés qui seront licenciés. Ainsi en contre partie d'une liberté totale dans la façon de mener leur réorganisation, dans le non respect de la loi Française, Coca-Cola souhaite acheter le silence de ses salariés. En organisant une bourse européenne à l'emploi pour les reclassements, Coca-Cola est en train d'inventer une nouvelle façon de mener un plan social qui s'inspire plus du film avec George Clooney In the Air que du code du travail Français.
 
A ce jour, il est difficile de comprendre comment cette société qui réalise des bénéfices très importants et en croissance constante depuis plusieurs années en France, y compris pour 2010, peut supprimer des emplois en France. Comment une entreprise avec cette réputation peut se permettre de ne pas respecter la loi en France ? Comment Coca-Cola France peut se permettre d'exercer une pression sur les élus par la pression d'un calendrier éclair auquel les élus sont dans l'obligation de se plier ? Quel avenir préparons-nous aux salariés Français si des sociétés mondiales se permettent de ne pas respecter le code du travail Français ?
 
La CFDT s'oppose au PSE mis en place par Coca-Cola France. Elle dénonce le non respect de la loi Toubon sur l'usage du Français dans le milieu de travail et a fait appel à un avocat pour examiner les voies de recours sur les reclassements.
 
 
Fait à Paris, le 2 juillet 2010
Contacts : Laure Foulon (Coca-Cola France) : 06 74 96 45 04
Christian Jurcenoks (Coca Cola Entreprise) : 06.80.05.09.86
Patrick Massard, secrétaire général : 06 87.64.11.06
Relations Presse : 06 37 64 89 06
FGA-CFDT 47-49 avenue Simon Bolivar 75950 Paris Cedex19
Tél : 01 56 41 50 50 - Fax : 01 56 41 50 30 - email : fga@cfdt.fr