Un bonnet d'âne pour les patrons de la volaille

Publié le 28/06/2010 à 00H00
Les syndicats claquent la porte

Un bonnet d'âne pour les patrons de la volaille
Un bonnet d'âne pour les patrons de la volaille
Les syndicats claquent la porte

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
N° 24-2010
 
Un bonnet d’âne pour les patrons de la volaille : les syndicats claquent la porte
 
 
Un accord sur les salaires a été signé en février 2010 dans la volaille incluant une clause de revoyure et une nouvelle rencontre le 22 juin 2010. Cette rencontre vient de tourner court, à la suite d'une nouvelle proposition patronale. Les deux organisations patronales, la FIA et le CNADEV, avaient crû s'attirer les faveurs des organisations syndicales en annonçant + 0.15 % d’augmentation pour seulement sept coefficients sur trente-deux avec, comme argument, que c'était suffisant vu l'ouverture prochaine de négociations sous forme de paquet global contenant l'OPCA de branche, la prévoyance et l'égalité professionnelle.
 
En réponse, elles ont obtenu la foudre des syndicats. L’intersyndicale CFDT, FO, CGC, CFTC et la CGT a quitté la séance de négociations, trop consciente qu'une grosse majorité des salariés de la volaille est au salaire minimum et que la question des salaires reste un thème de négociation à part entière.
 
Dans un contexte de hausse de la production et de la consommation de volaille, la FGA-CFDT ne peut pas accepter que les salariés soient plumés alors que la valeur ajoutée du secteur tient à leur savoir faire et à leur investissement, dans un secteur marqué par des conditions de travail difficiles, par des accidents du travail, des maladies professionnelles et des T.M.S.
 
La FGA-CFDT estime que le dialogue social dans la volaille est le plus défaillant de l’agroalimentaire. Elle déplore ne pas avoir eu d'occasion valable, depuis près de 5 ans, d'apposer sa signature sur un accord améliorant réellement les droits des salariés.
 
 Elle accuse les organisations patronales de ne pas avoir respecté les termes de l’accord salarial, de ne pas avoir de considération pour les salariés, d’avoir dégradé volontairement ce qui restait de dialogue au sein de la commission paritaire qui, pour rappel, fonctionne sous tutelle du ministère du travail.
 
Les employeurs auraient dû proposer bien plus que 0.15 % pour conserver une certaine attractivité à leur secteur.
 
 
Fait à Paris, le 25 juin 2010
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