Export de bétail vivant : la FGA-CFDT s'interroge sur les conséquences sur l'emploi

Publié le 10/11/2011 à 00H00
Les exportations de jeunes bovins organisées par le GIE d'Interbev vers la Turquie font polémiques.

Export de bétail vivant : la FGA-CFDTs'interroge sur les conséquences sur l'emploi
Export de bétail vivant : la FGA-CFDTs'interroge sur les conséquences sur l'emploi
Les exportations de jeunes bovins organisées par le GIE d'Interbev vers la Turquie font polémiques.

 

Communiqué de presse
N° 34-2011

 
 

Export de bétail vivant : la FGA-CFDT s'interroge sur les conséquences sur l'emploi

 

Les exportations de jeunes bovins organisées par le GIE d’Interbev vers la Turquie font polémiques. Créé pour l’export de bétail vivant à l’initiative d’Interbev (FNICGV, Interbev, FFCB*), le Conseil d’administration du GIE et la FNB** ont décidé d’orienter la politique d’exportation du bétail vivant vers le pourtour méditerranéen, les pays asiatiques et plus particulièrement le Japon, le Kazakhstan et la Russie. La FGA-CFDT réfléchit aux conséquences de cette initiative sur l’emploi, sur l’évolution de l’exportation de vif, ainsi que sur la production de bovins destinés à la boucherie en France. Sur le terrain depuis quelques semaines, elle constate une baisse de l’abattage. S’il est prouvé que cette désertification est liée à l’intensification de l’export, l’industrie agroalimentaire pourrait rencontrer de graves difficultés et notamment être confrontée au manque d’approvisionnement et à des augmentations de prix du bovin.

Ce GIE export est parfois accusé d’assécher la France de son bétail, et au-delà de tarir l'emploi des salariés. Depuis le début de l’année, 100 000 têtes de bétails auraient quitté la zone UE. Plusieurs bateaux de 2000 têtes de bétail par semaine sortiraient du port de Sète pour voguer vers la Turquie. Alors que l’Allemagne, les Pays Bas et l’Angleterre, se sont refusés à exporter leurs jeunes bovins, le ministère de l’agriculture a donné son accord aux éleveurs. Un accord interprofessionnel est souhaité par les Pouvoirs Publics le plus vite possible pour que l’ensemble des acteurs rejoigne ce GIE export.

La production bovine française ne couvre pas la consommation intérieure totale, affirment les spécialistes du marché, et les productions exportées de jeunes bovins ne sont pas celles consommées en France, donc il ne doit pas y avoir d'inquiétude sur d'éventuels effets négatifs. D'après cette analyse, la FGA s'interroge. Si la consommation française est essentiellement axée sur de la race à viande, le manque à gagner lié aux Jeunes bovins exportés est autant en moins dans nos abattoirs. Cette situation n'est donc pas qu'un problème de consommation de viande bovine mais un risque de voir baisser les capacités de remplissage des abattoirs et par conséquence l'emploi des salariés.

La FGA CFDT s’inquiète des conséquences qu'un désaccord entre les différents acteurs de la filière aurait sur l'emploi. Il devient urgent de trouver un consensus durable entre les éleveurs et les transformateurs de la filière bovine et de réfléchir à une stratégie commune répondant à l’enjeu de la compétitivité.

*fédération française des commerçants en bestiaux
**fédération nationale bovine


 

Fait à Paris, le 9 novembre 2011
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