Négociations "pénibilité" : que de déceptions !

Publié le 18/04/2012 à 00H00
Alors que la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites inclut enfin la prise en compte, certes timide, de la pénibilité dans le cadre du dialogue social entre les partenaires sociaux, la FGA-CFDT ne cache pas sa déception sur le fond des accords qui sont négociés actuellement.

Négociations "pénibilité" : que de déceptions !
Négociations "pénibilité" : que de déceptions !
Alors que la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites inclut enfin la prise en compte, certes timide, de la pénibilité dans le cadre du dialogue social entre les partenaires sociaux, la FGA-CFDT ne cache pas sa déception sur le fond des accords qui sont négociés actuellement.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
N° 04-2012
 

Négociations 'pénibilité' : que de déceptions !

 

Alors que la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites inclut enfin la prise en compte, certes timide, de la pénibilité dans le cadre du dialogue social entre les partenaires sociaux, la FGA-CFDT ne cache pas sa déception sur le fond des accords qui sont négociés actuellement.

Un grand nombre d'accords négociés ou signés dans les entreprises et les branches n'abordent que le volet prévention, a minima, sans objectifs chiffrés concrets. Le diagnostic n’est pas partagé par les partenaires sociaux comme il devrait l'être. Ces accords ne reprennent globalement que le code du travail.

La FGA-CFDT déplore que ces accords ne contiennent pas de vision prospective des parcours professionnels. Il n'y a quasiment rien sur les salariés permanents qui entrent dans l'entreprise sur des métiers exposés à des facteurs de pénibilité, ni sur les intérimaires, ni sur les salariés en CDD.
La compensation est la grande oubliée des négociations !

La FGA-CFDT ne peut se satisfaire d'un simulacre de négociations sur la compensation pour les salariés qui subissent une dégradation prématurée de leur santé liée aux dégâts de l'usure au travail, notamment les plus âgés qui ont connu tout au long de leur carrière professionnelle des emplois sur des postes pénibles.

La FGA-CFDT revendique une vraie prise en charge de la compensation avec la mise en place d'un fonds mutualisé de branche, voire d'interbranche et regrette que la demande d'ouverture de négociations en interbranche se soit soldée par un échec.
Ce fonds doit financer les mesures liées à la compensation, telles que la prise en charge des pertes de salaire en cas de temps partiel choisi et la perte de revenu en cas de mobilité professionnelle.

Dans la transformation laitière, la FGA-CFDT n'est pas signataire de l'accord pénibilité qui ignore le volet compensation. Dans cette branche, elle revendiquait des mesures pour les salariés les plus exposés, telles que :

  • la cessation anticipée d'activité ;
  • le temps partiel choisi sans perte de salaire ;
  • le changement de poste (reclassement sur poste inférieur et moins pénible) sans perte de salaire.

La FGA-CFDT agira dans les coopératives et les industries laitières, pour obtenir le volet compensation dans les accords d'entreprises.


Fait à Paris, le 17 avril 2012
Contacts
Edwina Lamoureux, Secrétaire nationale : 06 81 12 75 57
Régis Degouy, Secrétaire national  pour la partie transformation laitière :
06 81 02 32 80
Presse
: 06 89 04 25 27
FGA-CFDT : 47-49 avenue Simon Bolivar 75950 Paris Cedex 19
Tél. : 01 56 41 50 50 – Fax : 01 56 41 50 30 – email : fga@cfdt.fr