Le verdict est tombé pour les salariés de GAD !

Publié le 11/10/2013 à 18H52
Le tribunal de commerce de Rennes a rendu son jugement et validé le plan de continuité présenté le 9 octobre dernier par la CECAB.

Depuis des années les salariés de GAD vivaient dans l’inquiétude sur le devenir de leur entreprise et de leur emploi. Depuis la mise en redressement judiciaire, ils vivent dans l'angoisse insupportable de l'avenir. Cette inquiétude légitime s’est exacerbée à l’approche des décisions allant jusqu’à provoquer des tensions entre salariés des sites menacés.

Mais que personne ne s’y trompe ! La vraie et unique responsabilité est à chercher du côté de l’entreprise GAD CECAB et plus largement de l’ensemble des acteurs de la filière porcine bretonne qui en jouant délibérément la stratégie du « chacun pour soi » ont conduit les salariés de Lampaul dans le mur du chômage.

Aujourd'hui la priorité de tous : employeurs, collectivités, État, doit être la recherche de solutions immédiates et pérennes pour les salariés qui perdent leur emploi, et la pérennisation des 1000 emplois sauvegardés par le plan de continuation. Sur ce dernier, l'entreprise devra démontrer sa crédibilité dans la durée.

La CFDT restera vigilante et prendra toute sa place, avec la ligne de conduite qu'elle a toujours tenue dans l’entreprise GAD : l'emploi d'abord, l’emploi pour tous, dans le respect des salariés.

Par ailleurs, des engagements ont été pris par les acteurs du secteur de l'agroalimentaire et de l'agriculture à travers la signature du contrat de filière et le plan de filière régional présenté le 30 septembre dernier.

Pour la CFDT, ces engagements doivent désormais se concrétiser et permettre la relance de la compétitivité des entreprises, et ceci dans un seul objectif : la reprise de l'emploi dans la filière porcine.

Concernant le dossier GAD, la CFDT rappelle les déclarations de Monsieur Guillaume Garot, ministre de l'Agroalimentaire : « Aucun salarié ne sera laissé sur le bord de la route ». Il est désormais temps de passer à l’acte.

Il invite également les Bretons à construire eux-mêmes, avec le soutien de l’Etat, le plan de relance de l’agriculture et de l’agroalimentaire. La CFDT le demande depuis longtemps. Mais cela implique de tirer tous les enseignements des catastrophes à répétition que les salariés bretons paient au prix de leur emploi depuis un an et demi.

Le CFDT est prête à s’y engager entièrement et durablement à deux conditions :

•          Qu’un dialogue social renforcé dans les entreprises et dans une logique de filières au niveau régional permette une mobilisation collective au service de la sécurisation de l'emploi, dans l’intérêt commun des salariés et des entreprises.

•          Que l’anticipation, dans ses dimensions économique, sociale et environnementale, soit le fil rouge d’un plan agroalimentaire breton qui permette à la filière agroalimentaire de s’adapter pour se renforcer en mobilisant ses nombreux atouts et savoir-faire.

Nous le devons aux salariés qui perdent leur emploi, nous le devons à ceux qui veulent le conserver et le pérenniser. La CFDT y mettra toute sa détermination.

Fait à Paris, le vendredi 11 octobre 2013

Contacts

Vanessa Perrotin, Secrétaire fédérale FGA-CFDT : 06 88 31 94 24

Patrick Piguel, DSC-CFDT GAD : 06 87 57 38 07

Jean-Luc Feillant, Secrétaire général adjoint UPRA-CFDT Bretagne : 06 89 10 47 31

Louis Baron, Secrétaire général URI-CFDT Bretagne : 06 32 54 18 34

Presse : 06 89 04 25 27