Mondelez : trois établissements paient les pots cassés d'une restructuration permanente

Publié le 29/10/2013 à 15H02
Le 18 octobre dernier, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire un projet de réorganisation de la production des Biscuits LU a été présenté.

COMMUNIQUE DE PRESSE
N° 34-2013

 

Mondelez : trois établissements paient les pots cassés d'une restructuration permanente

 

Le 18 octobre dernier, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire un projet de réorganisation de la production des Biscuits LU a été présenté. Ce projet va notamment toucher trois usines à Cestas, La Haye Fouassière, et Besançon.

Il consiste à améliorer la rentabilité des usines sur un modèle d’organisation nouveau (spécialisation, simplifications, flexibilité, optimisations…) avec à la clef, la suppression d’une centaine d’emplois.

Deux annonces mondiales récentes de la société illustrent clairement une volonté de séduire les investisseurs en augmentant les rachats d’actions et les dividendes, en instaurant une rationalisation et une concurrence accrues entre sites de production et de mettre les salariés sous pression en générant de l’incertitude et des inquiétudes sur d’éventuelles fermetures d’usines.

Dans tous les établissements, les employés de Mondelez subissent et souffrent des incessants plans de déstructurations.

Deux systèmes se confrontent, celui de la finance mondiale avec des banques et des fonds d’investissements d’actionnaires (chiffrés en milliards de $) qui exige l’augmentation de la rentabilité et des bénéfices, celui des salariés et des fournisseurs qui paient par la dégradation de leurs conditions de travail, par des pertes d'emplois. Le tout dans un marché mondialisé et libéralisé où la concurrence sociale et fiscale est exacerbée.

Dans ce contexte, le rôle du syndicalisme est d’organiser les salariés pour défendre notre modèle social démocratique européen (bons résultats économiques, amélioration des conditions sociales et d’emplois, respect de l’environnement). C’est donc de comprendre, d’informer et de revendiquer en utilisant le dialogue social et la coopération intersyndicale. Mais c’est aussi de lutter collectivement contre les abus des dérives d’un système financier opaque et pervers.

Les représentants CFDT veulent participer pleinement et activement à l’évolution de Mondelez. Concrètement les représentants des salariés vont étudier ce nouveau projet puis proposer des solutions alternatives durables en faveur du maintien de l’emploi et les conditions de travail.

La Fédération Générale Agroalimentaire CFDT demande le respect des accords signés, dans le cadre d’un dialogue social d’anticipation, transparent et respectueux des représentants des salariés au niveau européen et local.

Elle réclame aussi une information pertinente sur la base d’un rapport social européen (formation, emploi, salaire, sécurité...) ainsi que l’accompagnement d’un expert économique et social pour mieux appréhender la problématique de l’environnement dans lequel le groupe Mondelez évolue afin de proposer des alternatives avant toutes décisions de nos dirigeants.

Dans le cadre de la Responsabilité Sociale des Entreprises, elle demande au niveau européen un accord sur la limitation du travail précaire, des garanties sur la protection des droits et les conditions sociales des salariés ainsi que le développement de la démocratie sociale mondiale qui doit passer, pour la FGA-CFDT, par la reconnaissance du groupe du SYNDICAT IUF-UITA.

 

Fait à Paris, le mardi 29 octobre 2013
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