Restitutions dans la volaille : La FGA dénonce 19 ans d’immobilisme patronal

Publié le 30/01/2013 à 16H24
La FGA-CFDT dénonce une fois de plus le manque d’anticipation des industriels de la filière volaille.

COMMUNIQUE DE PRESSE
N° 02-2013

 

Restitutions dans la volaille :

La FGA dénonce 19 ans d’immobilisme patronal

 

 

La FGA-CFDT dénonce une fois de plus le manque d’anticipation des industriels de la filière volaille. Depuis l’accord de Marrakech de 1994, chacun sait que les restitutions, qui ont des effets néfastes sur les agricultures locales des pays en voie de développement, ont vocation à être réduites puis à disparaître. L’annonce par la Commission de la réduction de moitié de celles-ci pour l’exportation de volailles n’est donc pas une surprise.

 

Depuis 19 ans, la FGA-CFDT demandait aux employeurs concernés d'engager une évolution de leur « modèle économique » pour anticiper les échéances et trouver des solutions pour sortir de cette dépendance aux restitutions. Cela aurait permis de gérer en douceur les mutations économiques et sociales au sein de la filière grand export.

 

Malheureusement, rien n’a été fait par les employeurs des entreprises Doux et Tilly SABCO qui portent l’entière responsabilité de la situation actuelle. A cela s’ajoute le manque de coordination dans la filière, ce qui met en danger l’équilibre globale de la filière volaille et l’avenir des salariés.

 

Aujourd’hui, la FGA-CFDT s’inquiète pour l’avenir des salariés des sites spécialisés dans l’export : DOUX Châteaulin, DOUX Chantonnay en Vendée, et le site de Guerlesquin, TILLY SABCO. Mille emplois directs seraient impactés. La FGA-CFDT apportera un soutien aux salariés et aux équipes CFDT de ces entreprises dans leur lutte pour préserver leur emploi et retrouver un avenir professionnel.

 

Il y a urgence à forcer les employeurs à revoir leur système économique et à prendre en compte l’avenir de leurs salariés. Dans cette optique, la FGA-CFDT revendique un maintien provisoire des restitutions conditionné à des critères sociaux. Une part significative des sommes allouées aux entreprises bénéficiant des restitutions doit être utilisée pour la formation des salariés afin de sécuriser leur avenir professionnel. Tout autre soutien public à ces entreprises et à la filière doit être conditionné à un plan stratégique de filière négocié comprenant des mesures directement liées à l’accompagnement des salariés.

 

 

Fait à Paris, le Mardi 29 janvier 2013

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