Grippe aviaire : former plutôt que licencier

Publié le 18/01/2016 à 10H33
COMMUNIQUE DE PRESSE N°01-2016   La FGA-CFDT demande des mesures d'urgence pour les salariés des exploitations agricoles, des coopératives agricoles et des industries agroalimentaires touchées par les mesures prises sur la grippe aviaire.

Les élevages agricoles du Sud-Ouest seront progressivement vidés. L'impact pour la filière avicole, de l'élevage à la transformation, est colossal. Des salariés risquent de perdre leur emploi.
La FGA demande la mobilisation des acteurs concernés pour activer et financer les dispositifs de chômage partiel articulés avec des actions formation. Elle considère en effet que cette période doit être mise à profit pour former les salariés des secteurs concernés. L'élévation des compétences permettra, au sortir de la crise, de renforcer la filière par la montée en qualité des produits.
Les secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire se sont dotés ces derniers mois de dispositifs et se sont fixé des objectifs qualitatifs sur la formation pour permettre de rattraper le retard qu'ils ont sur les autres secteurs en termes de qualification. Ces derniers doivent être mobilisés au plus vite et bénéficier à tous les salariés touchés par les mesures sanitaires prises par le ministère de l'Agriculture.
La FGA-CFDT demande une réunion de crise au ministère de l'Agriculture pour mobiliser tous les acteurs de la filière et les régions concernées, ainsi que la tenue dans l'urgence d'une réunion des OPCA concernés (FAFSEA, OPCALIM, OPCALIA) pour mobiliser des fonds et conseiller les entreprises.
Les départements du Sud-Ouest doivent conserver leurs capacités de production et, par conséquent, les emplois, afin de répondre aux demandes du marché lorsque la crise aviaire sera passée.