Viande : la FGA-CFDT dénonce les dérives du label social donné aux entreprises « prestataires de service » de travail à façon des viandes

Publié le 05/10/2016 à 17H04
COMMUNIQUE DE PRESSE N°22-2016 Depuis quelques années, un label social (dispositif non conventionnel) délivré aux entreprises prestataires de service dans le travail à façon des viandes permet d’encadrer les relations entre industries d’abattage des viandes et prestataires de service en abattoir. Son obtention augmente les chances des entreprises prestataires de décrocher des contrats.

Le label social tient normalement compte du respect des disposions légales et conventionnelles ainsi que des règles du dialogue social dans l’entreprise. Et c’est là que la FGA-CFDT tient à dénoncer une certaine dérive. En effet, il faut savoir que bon nombre de ces entreprises labélisées sont loin d’être des modèles en termes de politique de gestion des ressources humaines, ou de respect des salariés et des IRP.
Un exemple : Agro Prestation, entreprise de travail à façon des viandes basée dans les Côtes d’Armor, a obtenu ce label il y a quelques mois, mais la FGA-CFDT constate que cette entreprise est très loin des principes fondateurs et de l’état d’esprit du label.
A l’image de ce qui se passe dans cette entreprise (qui fait la promotion du label social qui lui a été remis), la FGA-CFDT dénonce une volonté de placer le volet social au dernier plan une fois le label obtenu… C’est un phénomène qui a tendance à se rependre de plus en plus dans les entreprises de prestation de service. C’est pourquoi, en l’état, la délivrance du label social n’a plus aucune raison d’exister sur l’ensemble de la profession.
La FGA-CFDT demande donc une mesure suspensive des obtentions en cours et à venir du label social en attendant que les partenaires sociaux de la branche prévoient des dispositions conventionnelles claires permettant d’encadrer la rémunération variable des salariés prestataires de service, tout en considérant la particularité du travail à la tâche, et cela, sous l’angle du respect des conditions de travail.
Si rien n’est fait, la FGA-CFDT considérera que les fédérations patronales se portent responsables des dérives auxquelles les 5.000 salariés sont exposés actuellement.

Fait à Paris, le 21 juillet 2016

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