Journée de grève ce jeudi 4 novembre 2021 sur les sites Arrivé Maître Coq en Vendée !

Publié le 04/11/2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°28-2021

Ce jeudi 4 novembre 2021 a lieu une mobilisation sur les sites Arrivé Maître Coq en Vendée. Cet appel à la grève en intersyndicale de la CFDT, accompagnée de la CGT et de la CFTC, concerne les 5 sites vendéens Arrivé Maître Coq (Saint-Fulgent, Les Essarts, Sainte-Hermine et Chavagnes-en-Paillers) du groupe LDC.

Le rassemblement est prévu aujourd’hui, jeudi 4 novembre, de 10h30 à 14h30 sur les sites d’Arrivé Maître Coq.

Le SMIC a été augmenté de 2,2 % au 1er octobre 2021 mais pas les salaires des salariés !

La CFDT estime que le moment est venu de revaloriser les grilles de salaire de façon significative.

Pourquoi cet appel à la grève ?

Parce que les salariés ne peuvent plus vivre de leur salaire, parce que, chez Arrivé, les salaires, ça coince ! Le logement, le transport, les énergies, les caddies… les prix grimpent mais le montant de la fiche de paie reste inchangé… Le pouvoir d’achat des salariés baisse et cela devient de plus en plus dur pour les salariés qui perçoivent des bas revenus.

Depuis la crise de la Covid, les salariés de l’agroalimentaire sont un peu sortis de l’invisibilité et ont été considérés comme indispensables à la continuité économique du pays. Mais ils sont restés sans intérêt pour la direction LDC… Les salariés de la deuxième ligne de chez LDC attendent toujours la reconnaissance promise !

La CFDT Arrivé Maître Coq a demandé le 20 septembre une augmentation générale des salaires pour l’ensemble des salariés de 100 € nets mensuels.

Cette demande a été décidée en coordination CFDT des élus LDC. C’est donc en intersyndicale sur certains sites LDC volaille et traiteur que s’inscrit ce mouvement.

Cette demande est légitime et très attendue des salariés d’Arrivé Maître Coq, où la CFDT est représentative à plus de 70%.

En parallèle, la FGA-CFDT a adressé un courrier aux organisations patronales de toutes les branches agroalimentaires pour demander l’ouverture immédiate de négociations sur la reconnaissance des salariés. Pour la branche volaille, la réunion est prévue mi-décembre : ce délai est inacceptable et montre le peu d’attention de la FIA (fédération des industries avicoles) envers les salariés car ce sont 11 coefficients qui se retrouvent en dessous du SMIC pour la convention de la volaille.

Le groupe LDC a refusé la réouverture des négociations et propose le versement d’une prime PEPA de 220€ nets.

Pour la CFDT, les primes sont une récompense et non une reconnaissance, c’est ponctuel. L’employeur peut verser cette prime en décision unilatérale, il n’a pas besoin des organisations syndicales pour la verser.

La revalorisation de 2,2% du SMIC au 1er octobre n’a pas valeur de reconnaissance, mais simplement d’un rattrapage de l’augmentation du coût de la vie.

Les salariés ne peuvent plus vivre sous perfusion tous les mois en attendant le versement des primes de participation et d’intéressement !

La CFDT demande à la direction LDC de prendre ses responsabilités et d’ouvrir immédiatement les négociations pour la reconnaissance des salariés, à la hauteur de leur engagement quotidien et pour renforcer l’attractivité de ce secteur d’activité qui peine de plus en plus à recruter et à pérenniser les salariés. 

Comme tous les ans, quand il est question de salaires, la direction sort le scénario catastrophe avec l’augmentation des charges, de matières premières, du transport, de l’énergie…

Elle oublie de lister les réductions de charges telles que le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) converti en baisse de charge, la réduction du taux de cotisation patronale famille, la diminution de 50% de la taxe sur la valeur ajoutée (la CVAE), la baisse de 50% de la taxe foncière, la diminution du taux d’impôt des sociétés (qui passe de 33,3% à 28,5%), les subventions liées au plan de relance, les certificats d’économie d’énergie…

Comme pour le bien-être animal, la CFDT demande à la direction d’enfin prendre en compte le bien-être des salariés, en augmentant leur pouvoir d’achat pour pouvoir vivre de leur travail et en se penchant sérieusement sur l’aménagement des conditions de travail.

Stop aux pannes récurrentes qui entraînent des débauches tardives, au non-respect des plannings et du délai de prévenance, au manque de personnel, aux cadences soutenues, au travail 6 jours sur 7 sans repos et au non-respect des accords !

Alors LDC… CAP OU PAS CAP de mettre un nutriscore A sur la reconnaissance salariale et le bien-être au travail des salariés ???

C’est par la mobilisation massive des salariés Maître Coq, auprès de la CFDT, que nous pouvons, tous ensemble, nous faire entendre et faire pression.

Fait à Paris, le 4 novembre 2021

 

Contacts :

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Catherine GIRAUD, DSC : 06.26.39.72.84

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