Chambres d'Agriculture : conditions de travail, salaires... pour la FGA-CFDT, il faut agir maintenant

Publié le 26/06/2017 à 17H47
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°25-2017 Depuis une dizaine d'années, les Chambres d'agriculture se cherchent dans leur organisation, leur fonctionnement et leurs missions, confrontées à une évolution des besoins des agriculteurs et du contexte sociétal, à une baisse des financements publics et à une nécessaire efficacité, mais également à une concurrence avec les autres OPA.

Leurs dirigeants oscillent et hésitent, depuis longtemps, entre différentes orientations et activités, sans jamais vraiment trancher.
Cela a pour conséquence une multiplication et une superposition de missions et d'activités, aux objectifs parfois contradictoires. Sans compter que les priorités collectives ne semblent pas vraiment définies. En tout cas, elles sont loin d'être connues des salariés.
Les salariés doivent faire face, s'adapter, faire preuve d'agilité, sans soutien et sans accompagnement ou si peu.
Aimant profondément leur travail, ils ont accepté les changements, ils se sont investis dans les dossiers qui venaient s'ajouter à leurs anciennes missions. Ils n'ont pas compté leurs efforts et leurs heures de travail dans l'intérêt de l'agriculture et des agriculteurs.
Pour quels résultats ? Une augmentation considérable de la charge de travail, une dégradation des conditions de travail, des heures supplémentaires non prises en compte et donc non payées, le gel de la valeur du point, la remise en cause inexplicable de l'aménagement du temps de travail, la volonté d'augmenter la part aléatoire de la rémunération...
D'après une enquête menée par la FGA-CFDT, plus de 75 % des salariés indiquent une charge de travail importante ou excessive. 89 % des salariés font des heures supplémentaires chaque semaine. Et près de 70 % des salariés signalent une dégradation des conditions de travail.
Les salariés ont fait des efforts, toujours plus d'efforts. Ils se sont investis sans compter. En retour, ils n'ont reçu ni contreparties ni remerciements. Seulement la demande d'en faire encore plus et de se débrouiller seuls dans les difficultés. Les salariés n'en peuvent plus. Les risques psychosociaux sont bien installés dans les Chambres d'agriculture, les cas de burn out se développent.
Pour la FGA-CFDT, la situation est très préoccupante.
Cela ne peut plus durer. Il faut un changement majeur. Les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et respecter leurs engagements contractuels. Ils doivent respecter les salariés, reconnaître et valoriser le travail réalisé. Ils doivent agir pour améliorer les conditions de travail. Il faut également redonner du sens au travail, repenser les missions et priorités du réseau, mettre en place une politique salariale et une réelle gestion des ressources humaines. Le chantier est vaste.
Une chose est, cependant, simple et rapide à réaliser : augmenter la valeur du point d'indice. Il n'y a pas eu d'augmentation collective depuis 4 ans. Malgré la faible inflation, les salariés ont perdu du pouvoir d'achat.
Avec les augmentations de cotisations sociales, certains salariés ont vu diminuer leur salaire.
D'après notre enquête, 78 % des salariés sont insatisfaits de l'évolution de leur rémunération et pour plus de 81 %, cela impacte négativement leur motivation et/ou leur engagement.
Il faut donc agir sans tarder.
Une réunion de négociation salariale est prévue le 28 juin.
La FGA-CFDT demande une augmentation significative de la valeur du point, à hauteur de l'investissement des salariés. Elle n'acceptera pas une nouvelle année de gel du point. Elle ne se contentera pas d'une augmentation minime.

Fait à Paris, le 23 juin 2017

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